Ferreira da Silva est un des plus grands noms des arts plastiques portugais, avec une œuvre qui embrasse le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture, le vitrail, les azulejos et la céramique
Son immense œuvre de céramique, répartie sur l’ensemble du pays couvre les diverses modalité du travail-depuis la peinture et le dessin, au moulage des pièces artistiques jusqu’à`la production de la céramique utilitaire avec une concentration particulière à Caldas da Rainha et la région environnante, où il a travaillé dès l’âge de 16 ans. Il est né à Porto en 1928 et a fait ses études de dessin et peinture à Coimbra, avant de commencer son parcours professionnel dans l’industrie céramique qui l’amena á Bombarral, Alcobaça, Benedita et Caldas da Rainha (“Secla” durant les annés 1950/1960 puis “Cencal” les années 1980 et suivantes e “Molde” les années 2000 et suivantes).
Dans la ville de Caldas da Rainha, son œuvre céramique peut être vue au Musée de la Céramique, dans la collection municipale Ferreira da Silva, au Cencal (centre de formation professionnel pour l’industrie céramique) et dans diverses collections privées : Un centre de documentation Ferreira da Silva a été constitué récemment entre la Mairie de Caldas et l’Association du Patrimoine Historique.


L’œuvre publique de Ferreira da Silva constitue l’objet du présent indicateur touristique et est constituée par des installations de grandes dimensions et des panneaux d’azulejos, parfois avec recours à différents matériaux comme le fer et le verre : Il combine des fragments de céramique résultant de l'activité de production industrielle , des carreaux aux couleurs fortes et de fréquentes allusions à des thèmes de la mythologie classique , de la poésie et de l'histoire de la science . Le féminin est souvent présent, étant particulièrement remarquée la représentation de la reine Léonor, fondatrice du Caldas moderne.

L’œuvre de Ferreira da Silva a introduit des changements significatifs dans la céramique portugaise. C’est une œuvre d'une grande exigence technique, qui peut affronter sa propre échelle d’interventions dans l'espace public. C'est une œuvre qui , sans nier la marque de l'industrie se réfère à une créativité exubérante d’un effet surprenant dans ​​son aspiration architecturale et urbaine.

A - Le viaduc Euridice (passage inférieur du chemin de fer qui donne accès à la rue Prof. Manuel José António
Dans cette œuvre, commandée récemment par la mairie de Caldas da Rainha , Ferreira da Silva composa un mur entier d’azulejos avec recours á des plats et autres objets de la production industrielle. La maestria du céramiste se révèle surtout dans le rythme qu’il a réussi à imprimer à la composition murale, au travers de la succession de bas-reliefs et hauts reliefs et la variation de la palette de couleurs inspirée de reflets solaires contrastés. (2010)

« Je me suis inspiré du mythe d'Orphée et Eurydice . C’est un mythe centré sur l'amour , l'amour d'un poète pour une très belle femme que le sort fait mourir trop tôt. Orphée, comme tout le monde sait, affronta des grands risques, descendant jusqu’aux enfers pour retrouver Eurydice . Sans elle, la vie n’avait aucun sens pour Orphée . Je voulais honorer cette amour poétique total et sans conditions » Ferreira da Silva

B - OBÉLISQUE LEONOR rue infante D Henrique, en face de l’immeuble Expoeste
Il s’agit d’une tour rectangulaire revêtue d’azulejos. L’œuvre reçu le nom de « Leonor, la pulsion vitale du monde culte » et paraît être le résultat d’un projet de célébration de l’histoire, qui marque ce genre de monuments conjugués avec une aspiration du futur fondée sur la création culturelle. La disposition des azulejos renforce la verticalité , donnant à l'obélisque une dynamique remarquable (cencal et Molde 2000)

« Je voulais rappeler la reine Leonor, dans sa dimension de constructeur de la ville . L'obélisque est un modèle urbain. Je me suis préoccupé essentiellement de la verticalité du monument, de ses lignes , et c’est en fonction de cela que j’ai dessiné le revêtement
. Ferreira da Silva »

C - JARDINS D’EAU LES QUATRES SAISONS DE L'ANNÉE
A côté du musée de l'hôpital de Caldas, derrière la fontaine des 5 bicas
C’est une œuvre d’une grande complexité, que l’auteur implanta dans un espace de transition de haute valeur historique pour la ville, car il est situé à proximité des sites les plus anciens de Caldas, l'hôpital thermal, le bois de protection des thermes, la fontaine des 5 bicas. Il combine des fragments de constructions anciennes et des créations contemporaines en fer, verre, céramique et azulejos. L’installation est supportée par des structures en ciment armé. La construction a été initiée en 1993 et le programme a subi diverses évolutions et adaptations, n’étant d’ailleurs pas terminée. C’est le plus important exemplaire de l’art public contemporain de la ville
Molde et Cencal 1993-2009

« Je voulais célébrer l'eau , source de vie et motif de la création de la ville . Dans ce lieu, passait l'aqueduc qui alimentait la grande fontaine de 5 Bicas . Dans le sous-sol il est dit que coulait l'aquifère thermal, qui, un plus loin ressortait á l’air libre . L'installation a récupéré les pierres des ruines des constructions anciennes et projette le cycle de vie de la succession des saisons . » Ferreira da Silva

D - PANNEAUX SCULPTÉS " MON CORPS DANS TON CORPS " ET " LE SOLEIL QUI PÊCHE AU LIEU DE CRÉER LA SÉCHERESSE "
Atrium de l’édifice siège de la Communauté de l’Ouest, avenue Général Pedro Cardoso
Panneaux sculptés dans une technique mixte combinant des pièces de céramique, de l’acier, des azulejos et du verre. Ces œuvres appartiennent à la collection municipale Ferreira da Silva (2009)

E - PANNEAU D’AZULEJOS “LA SCIENCE ET L’ART”
(Façade de la piscine de l'École Secondaire Raul Proença, Rua Pêro Vaz de Caminha)

Le panneau revêt un des murs de la piscine de l'école Raul Proença . Ferreira da Silva a voulu mettre en évidence l'alliance entre deux pôles : la science et l'art , la force et la beauté , l'éthique et l'esthétique . La technique décorative recours au pointillisme , inspiré par la peinture impressionniste .(Molde 2000)

F - Galerie d'art Tertúlia – Objets de décoration intérieure Lda
On y découvre “Isgrafito”, um panneau mural de 1963 travaillé en couches, où l'auteur a sculpté les lettres et les symboles dans une composition harmonieuse. Horaire de visites du lundi au samedi de 10h à13h et de 15h à 19h situé rue almirante Cândido dos Reis (rue des vitrines)

G - PANNEAUX D’ AZULEJO SUR MURS EXTÉRIEURS
Compositions céramiques basées ou sur la recréation d’azulejos de figures séparées , où il est possible de découvrir les préoccupations écologiques de l'auteur, ou en panneaux qui subliment la dynamique de la conception et de la couleur , dans un paysage ouvert et d’une forte exposition aux éléments naturels et à la circulation urbaine (Cencal 1991/998).

I - MONOBLOCS EN HOMMAGE AU ROI DON LUIS
Pièce en céramique initialement destinée au palacio de Ajuda a Lisbonne, élaborée pour évoquer le centenaire de la mort du Roi D.Luis (1889). C’est un travail de sculpture techniquement complexe qui a exigé la construction d’un four dédié qui peut aussi être observé dans ce local (Cencal 1989)
Situé dans l’immeuble Cencal, avenue Ing Paiva e Sousa Rui Luis Caldas.

J - PANNEAU D’AZULEJOS ET BAS RELIEFS SCULPTANT « LE CYCLE MAGIQUE DE L’EAU
Atrium principal de l’immeuble de la mairie de Caldas da Rainha, place du 25 avril
La composition céramique représente les 2 thèmes centraux de l’œuvre publique caldeense de Ferreira da Silva, La reine Leonor, la fondatrice, et l’eau, raison de la fondation. Le cadre est fait en panneaux d’azulejo et le bas relief relève la sculpture Cencal 1992.

K - PANNEAU SCULPTURE « ORGOSMICO V »
Atrium principal de l’édifice du Centre de Culture et de Congrès de Caldas da Rainha rua Dr Leonol Sottomayor
Le panneau sculpté en technique mixte, combinant la céramique, l’acier, le verre, l’acrylique et le papier : il comporte l’inscription « Venda je suis entre toi avec toute ma tendresse » il intègre la collection municipale Ferreira da Silva 2008

L- PANNEAU D’AZULEJO ET BAS RELIEF Leda et le Cygne
Bar café Populus dans la prc de Caldas rue Luis de Camoes
Ferreira da Silva s’inspira du mythe classique qui fait référence à des enlèvements et des violations commises par Zeus, un Dieu transformiste qui se déguisait en animal pour surprendre les femmes qui le rejetaient. Ce qui arriva à Leda , séduit par un cygne à qui elle avait donné sa protection sous son manteau Cencal 1995